Vendredi 20 avril 2012
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15:17
Voici l’histoire d’une jeune femme qui, un jour, a parlé à un psychopathe sur MSN.
Elle ne se doutait pas qu'il savait où elle habitait et qu'il vivait près de chez elle, la surveillant jour et nuit, se faisant passer
pour une gentille personne sur un moyen de communication peu viable… Cet homme malveillant attendait son heure en lui parlant amicalement mais n'en pensait pas un mot. Il comptait les jours et
les heures avant son forfait et réfléchissait à quelle méthode il utiliserait pour la torturer. Dans ses pires moments de délire il l'observait de loin avec des jumelles et dans sa main libre il
tenait un couteau, s'imaginant l'éventrer. L’anticipation de ses actes le faisait frissonner de plaisir. L'homme sentait que l'heure était enfin venue. L'observation prenait fin et il connaissait
tout de ses manies, de ses habitudes. L'attente n'était plus de mise. Au crépuscule il s'approcha de la maison de cette pauvre femme.
La jeune femme se trouvait dans la cuisine et entendit frapper à la porte. Elle alla ouvrir mais il n'y avait personne. Elle sortit
dehors et demanda si quelqu'un était là. Aucune réponse...Un frisson lui parcourut l'échine. Elle décida de rentrer et de fermer la porte à clef derrière elle. C'est alors qu'elle entendit un
bruit étrange provenant de la cuisine. Elle se dirigea alors lentement vers celle ci mais plus rien ne se fit entendre. Elle se dit que finalement il ne s’agissait que de son imagination et que
ce n'était rien.
Entrant dans la pièce elle ne découvrit rien d'inhabituel et se sentit bien bête. Elle recommença donc à besogner et c'est alors que
la télévision s'alluma à l'autre bout de la maison. Apeurée, elle s’empara d’un couteau et s'approcha doucement du salon. La télé était bel et bien allumée mais personne en vue. Elle alla donc en
direction du poste afin d’éteindre celui ci mais avant qu'elle ne puisse le faire tout devint noir. Le courant avait été coupé. Elle resta debout, paralysée par cette obscurité. Elle voulait
crier mais était trop effrayée qu’aucun son ne sortirait de sa bouche.
Elle finit par distinguer un bruit quand elle se calma un peu, un bruit de respiration. Elle dû faire un effort pour mieux entendre
cette respiration qui se trouvait juste derrière elle. Sentant le souffle chaud sur sa nuque, elle ne pensait qu’à fuir et sentit sur sa joue un objet froid se poser lentement. Elle fit appel à
tout son courage et se mit à courir pour se réfugier dans sa chambre. Dans cette course folle et le noir le plus complet elle se cogna plusieurs fois.
Lorsqu'elle arriva à la porte de sa chambre, une rapide douleur la saisit aux chevilles puis plus rien et d'un seul coup elle
s'effondra. Ne voulant pas s'arrêter, elle se traîna à l'intérieur de sa chambre. Elle comprit un peu tard qu'elle avait eu les tendons sectionnés. Par instinct de survie elle se faufila sous son
lit à la force de ses bras. Rampant sur le sol, ses chevilles ne répondant plus, elle entendit les bruits de pas juste derrière elle et un rire puissant et sadique retentit dans la pièce. Elle
sentit une main l'agripper à la jambe et la tirer. Se faisant traîner sur le sol elle sentit que ce dernier était couvert d'un liquide encore chaud et comprit qu’il s’agissait de son sang qui
s'échappait de ses blessures. D’un violent geste l'étranger la tira et la fit rouler au centre de la chambre. Elle finit sa course sur le dos, le corps de son agresseur au-dessus d'elle. Il lui
saisit les poignets et resta penché, immobile un moment.
Cet instant se figea dans le temps et la femme essaya de dévisager son assaillant. C'était un homme au visage tout a fait agréable et
il ne semblait pas si mauvais en apparence. Il finit par lui sourire et dans ses yeux elle vit une étincelle de sadisme démesuré. Il pencha sa tête en la regardant fixement et arbora un sourire
des plus malsains. Subitement, il plongea vers elle et par pur instinct celle ci ferma les yeux. Il avait glissé sa tête juste à coté de la sienne et murmura au creux de son oreille.
- « Je connais tous tes secrets ma douce, tu ne peux rien me cacher.»
Elle était terrorisée et ne pouvait pas parler. L'homme avait gardé son visage collé contre la joue de la jeune femme et se mit à
humer l’odeur des cheveux de cette dernière. Une lame vint se poser sur son autre joue et il se mit à parler de nouveau.
- « Sens tu ton impuissance face à moi ma douce ? »
Elle ouvrit la bouche mais toujours aucun son n'en sortit. L'homme se redressa et, soupirant, se releva la libérant ainsi de son
étreinte.
Elle voulu se relever mais ne pouvant pas, elle s'assit, encore sous le choc. Elle réalisa qu’il n’y avait plus aucun bruit dans la
pièce et se demanda s’il était toujours là. Elle attendit un moment en silence mais ne percevait toujours rien. Elle se détendit un peu et soupira.
C'est alors qu’un fin mouvement d'air vers sa gorge se fit sentir et elle compris hélas trop tard que celle ci avait été tranché. Son
sang s'éparpillât sur le sol et sa vie la quittait. La fin fut rapide et brève. L'homme enjamba le corps sans vie de la femme le sourire aux lèvres puis sorti de la pièce sans dire un mot pensant
déjà à qui serait sa prochaine victime...
Nadia et Rémy